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Projet Erasmus + au Likès. Des jeunes se projettent en 2050

« Nourrir les hommes en 2050 ». C’est le thème d’un projet Erasmus + que vivent des collégiens, lycéens et enseignants du Likès avec des partenaires finistériens, savoyards, irlandais et hollandais.

« Avec les jeunes Français et Irlandais, nous sommes allés identifier et collecter les algues à Kerity, ce matin, puis nous les avons cuisinées ensemble avec la complicité de l’équipe de restauration du lycée et nous allons les déguster », savoure d’avance Pierrick Le Roux. Au menu, hier après-midi, au Likès, « une couronne d’algues avec crevette, wakame et thon en feuilleté puis, en dessert, une sorte de macédoine de fruits frais, avec jus d’orange et une gelée à l’agar-agar, un mélange de trois algues gélifiant », décrit cet ancien professeur de cuisine qui incorpore les algues aux plats depuis les années 1980.

« Intelligence naturaliste »


C’est ce que Marie-Pierre Nicolas, professeur de lettres, référente Unesco, en charge des projets européens au collège du Likès, appelle « l’épreuve du terrain. Notre rôle, c’est aussi de faire sortir les élèves des classes, de les confronter aux éléments, comme ce matin à Kerity. Cela me paraît une priorité de développer l’intelligence naturaliste des jeunes ». Cette expérience-là s’est inscrite dans une première semaine d’échanges entre quatorze collégiens du Likès et des camarades irlandais. Un épisode d’un projet Erasmus + qui implique une école, un établissement secondaire et un chef d’entreprise irlandais, une école supérieure en Hollande, la communauté de communes d’Aiguebelette et des écoliers savoyards ainsi que le biologiste marin quimpérois Pierre Mollo. Marie-Pierre Nicolas pilote ce projet doté par la Commission européenne de 166.500 € de subventions sur deux ans.

Au coeur du défi partagé, la volonté de réfléchir à comment nourrir les hommes en 2050 lorsque nous serons dix milliards sur la planète. « Grâce aux ressources halieutiques, au plancton et aux algues », suggère l’enseignante. « Les jeunes seront confrontés à des modifications environnementales majeures qui auront un impact sur la vie voire la survie dans certaines régions du monde. Il va falloir qu’ils s’adaptent en devenant des acteurs et en réfléchissant à leur consommation », pointe-t-elle.

Livre et film en projets


« Pourquoi ne pas se tourner vers le plancton et les algues ? Nos grands-mères ou arrières grands-mères mélangeaient des algues à du lait pour faire du flan, pour pouvoir garder les oeufs et faire des omelettes. Nous avons perdu cela », rappelle Marie-Pierre Nicolas. Mais avant de se projeter en 2050, « il faut rendre accessibles les connaissances sur le plancton. Trop souvent, c’est réservé à l’élite, à l’université ou au monde de la science », signale Pierre Mollo. « Je viens ici leur faire prendre conscience de l’importance du plancton pour la planète, les éclairer sur le plancton et les protéines qu’ils trouveront dans les océans en 2050 », poursuit le spécialiste. Le projet Erasmus + vise l’échange et la diffusion de bonnes pratiques en Europe. Avec, comme supports, les réalisations d’un livre de recettes et d’un film d’anticipation, dont les pages et séquences seront créées à Quimper, en Irlande, en Hollande et en Savoie. En attendant, les quatorze collégiens quimpérois se rendront en Irlande en avril. « Ils ont été sélectionnés parmi 40 élèves candidats pour leurs motivation, curiosité et niveau d’anglais mais aussi pour offrir à certains la chance de partir à l’étranger », assure Marie-Pierre Nicolas.

© Le Télégramme

texte: http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/projet-erasmus-au-likes-des-jeunes-se-projettent-en-2050-02-02-2018-11837050.php#AAW3Aiq4JIzx3Q45.99

image: http://www.letelegramme.fr/images/2018/02/02/nos-grands-meres-ou-arrieres-grands-meres-melangeaient-des_3803446.jpg

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